|
|
Un peu d'histoire
L'histoire de Sassenage est indissociable de celle du Vercors Nord. Au Moyen-Age, les seigneurs de Sassenage prélevaient les impôts sur la partie septentrionale du massif. Les paiements étaient à cette époque souvent réglés en nature sous forme de fromage, connu aujourd'hui sous le nom de "Bleu de Sassenage". Témoin récent de cette richesse, le château de Bérenger-Sassenage, qui figure au rang des sept merveilles du Dauphiné. La route reliant Sassenage à Lans-en-Vercors par les gorges du Furon, ouverte en 1827, est la première qui permit le désenclavement du massif. Elle profita naturellement aux Quatre-Montagnes, qui prirent une avance économique sur le Vercors historique, alors dépourvu de la future route des Grands Goulets.
|
Histoire de la construction de SassenageL'histoire d'une construction humaine
 A l’aube du 20ème siècle, Sassenage n’est encore qu’un village d’à peine 1500 âmes ; un chiffre d’ailleurs resté d’une relative stabilité depuis la moitié du siècle précédent. La commune a ensuite connu une croissance exponentielle. L’issue de la Première Guerre Mondiale marque d’ailleurs le début de sa croissance démographique. Une fois passées les récessions de 1906 et 1911, Sassenage compte déjà 1344 habitants en 1921. En 1926, ils sont 1713, signe d’une croissance galopante avec 27,4 % de progression, parmi lesquels une importante communauté italienne.
* carte postale de la collection privé de M. Stéphane PICCARRETA.
|
|
Le village en plein boom
 L’après Seconde Guerre Mondiale constitue l’autre étape majeure dans la construction de la commune. On en a pour preuve le « boom » démographique (+ 54,56 %) observé entre 1946 et 1954, qui amorce le passage de Sassenage du statut de village à celui de ville (sauf pour les Sassenageois de souche et de coeur qui parlent toujours de village). L’urbanisation bat alors son plein, en réponse aux besoins grandissants de la population. En 1968, les Sassenageois sont 4118. Sept ans plus tard, on en dénombre 7021, et là encore le taux de progression est vertigineux (70,5 %) conformément à une tendance générale qui touche l’ensemble du pays * carte postale de la collection privé de M. Stéphane PICCARRETA.
|
|
La stagnation des seventies
 Puis 1975 marque un fléchissement de la croissance démographique générale et l’adoption, un an plus tard, d’un plan d’occupation des sols ralentit significativement le rythme de l’urbanisation locale, freinant par là même l’augmentation de la population. Au dernier recensement effectué par l’Institut national de la statistique et des études économiques en mars 1999, Sassenage compte, avec une densité de 731 habitants au km2, quelque 9735 habitants. Ce qui représente 1,4 % de la population de l’arrondissement grenoblois (696 326 habitants). Si l’on peut légitimement se poser la question, la réponse ne fait aucun doute. Sassenage vit sans complexe sa proximité avec Grenoble. Loin de vivre dans l’ombre de sa grande sœur, elle a su, au fil du temps, tirer bénéfice de cette situation pour en faire l’atout majeur de son attractivité auprès des acteurs économiques mais aussi de tous ceux qui souhaitent concilier commodités de la vie urbaine et charmes de la « ruralité », à dix minutes du centre-ville, de la gare ou encore du World Trade Centre de la capitale dauphinoise. * carte postale de la collection privé de M. Stéphane PICCARRETA.

|
|
Marquante HistoireUn berceau de la Résistance
Pendant la seconde Guerre mondiale, Sassenage est le lieu de passage, et quelquefois de refuge, des réfractaires au S.T.O, des juifs poursuivis par le régime de Vichy ou encore des Résistants en route pour le maquis du Vercors (qui compte près de 4000 hommes traqués par les Allemands). Le Vercors souffre beaucoup, durant cette période, puisque plus de 800 personnes, tant des maquisards que des civils, y perdent la vie dans des conditions souvent horribles, subissant tortures, mutilations et autres exécutions sommaires.
|
|
Les figures emblématiques - Louis Reverdy et Henriette Gröll
 Le maire de l’époque (1936-1944), Louis Reverdy, paiera de sa vie son soutien à la Résistance. Son statut lui permet d’arranger certaines situations, fournissant fausses cartes d’identité ou d’alimentation. Le café dont il est propriétaire, sur la place qui porte désormais son nom, à l’emplacement de l’actuelle pharmacie, sert de couverture à ses activités. Il n’y avait en effet rien d’étonnant à ce qu’un étranger s’y arrête, d’autant qu’on y attendait le bus pour Villard-de-Lans. Certains passagers déclaraient vouloir rejoindre le maquis et il fallait sans cesse déjouer les pièges… Malgré toutes ses précautions, Louis Reverdy est arrêté par la Milice et la Gestapo en juin 1944. Pendant les huit jours passés dans les locaux de la Gestapo, il reste muet. Le 2 juillet 1944, il fait partie du convoi du« train de la mort » en direction de Dachau. Epuisé, il n’arrivera jamais à destination.
|
|
 C’est aux Côtes, dans la maison familiale de l’artiste-peintre Henriette Gröll, que son mari, Pierre Dalloz, élabore le plan « Montagnard » qui institue les lieux en point de ralliement pour les Résistants, parmi lesquels Jean Prévost qui joue un rôle important dans le Vercors. Considéré comme l’un des écrivains les plus doués de sa génération et passionné par l’œuvre de Stendhal, il travaille en coordination avec Pierre Dalloz dès 1941. Il fait de fréquentes inspections dans le Vercors en cours d’année 1943 et l’organisation du Maquis devient alors sa principale activité. En avril 1944, il devient combattant et prend la tête d’une unité.
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|