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Question d’actualité

Par le maire Christian Coigné

Les graffitis, une dégradation intolérable

Septembre 2010

Je l’ai déjà dit et je persiste. Les graffitis sur les bâtiments et mobiliers publics sont une dégradation dramatique, grave et inacceptable de notre cadre de vie. Pour s’exprimer, il y a d’autres moyens plus intelligents, tel internet, les tracts, les journaux…
Tout d’abord, les bâtiments publics appartiennent à la population, et c’est donc un manque de respect que de les dégrader outrageusement. Bien entendu, les auteurs de graffitis argumentent sur la liberté d’expression ! Mais nul besoin de rappeler que la liberté des uns s’arrête ou commence celle des autres. Et les graffiteurs ont tout loisir de s’exprimer librement dans leur espace privé. Mais il est plus facile pour eux de taguer la nuit à l’insu de tous, lâchement, et en cachette. S’ils ont quelque chose à dire, pourquoi ne viennent-ils pas en parler avec moi ? On pourrait échanger et certainement
trouver des solutions satisfaisantes pour la collectivité. Sans compter que le nettoyage de ces graffitis coûte extrêmement cher à la Ville, et donc aux contribuables.
Et je suis désolé, mais que l’on ne me parle pas d’une forme d’art. L’art doit être souhaité, expliqué, motivé et installé dans une ambiance particulière et appropriée. Alors que les graffitis sont imposés sans autre forme, ni de choix ni d’envie de la population. Et dans la majorité des cas, le graffiti n’a rien à voir avec l’environnement proche, si ce n’est sa dégradation visuelle. Et que dire des graffitis sur les panneaux de signalisation routière ? Alors Mesdames, Messieurs les peintres épris de liberté, avant de vous exprimer à l’envi sur des bâtiments publics, sachez que vous affirmerez votre indépendance, votre responsabilité et votre courage en venant en parler au préalable avec un élu
de la Ville.